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Focus collection / Le violon d'Ingres de Paul Guillaume

Actuellement

 

"Je m’occupe aussi beaucoup de peinture : j’en fais et je défends et je soutiens quelques amis."
Paul Guillaume à Tristan Tzara, 1916

Galeriste, collectionneur, critique d’art fréquentant les milieux artistiques et littéraires parisiens à partir des années 1910, Paul Guillaume (1891-1934) s’essaye de manière précoce à l’écriture et à la peinture, pratiques destinées à être partagées avec ses proches.

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Portrait de Paul Guillaume, photomaton,album photographique de
Paul Guillaume. Don de M. Alain Bouret. © Musée de l'Orangerie / DR

Ses archives révèlent une riche correspondance illustrée, des poèmes dédiés à ses amis comme Max Jacob, parfois à la manière des calligrammes d’Apollinaire, de nombreux croquis et dessins ou encore des toiles. Entouré et portraituré par quelques-uns des plus grands artistes de son temps, sa production picturale emprunte à ce qu’il observe, aime et défend dans sa galerie, sans recherche d’un style propre. Tenté un temps par une veine proche du cubisme ou du futurisme, il s’essaie également à une approche naturaliste, le quotidien L’Intransigeant observant, lorsqu’il expose deux de ses toiles à la galerie Danthon en 1928, "Lui-même a choisi son parrain : Derain."
À l’instar d’autres marchands d’art qui ont une pratique artistique, tel Joseph Brummer qui s’initie à la sculpture ou Robert J. Coady qui étudie la peinture, Paul Guillaume se pose en autodidacte, parfois maladroit, nouant ainsi un lien mimétique avec ses artistes et amis poètes.
Cet accrochage témoigne d’un pan intime et méconnu de la vie du galeriste.