Saison 2025-2026

Compagnie Marie Chouinard - Carol Prieur, Étude n°1
© Sylvie-Ann Paré

À l’heure où le musée de l’Orangerie se refait une beauté, en même temps que les Nymphéas de Claude Monet, Claire Bernardi, sa directrice, dessine les lignes de force d’une très prometteuse saison. 
Ci-dessous, entretien issu de SAISONS, le nouveau magazine annuel des musées d'Orsay et de l'Orangerie, disponible sur demande à l'accueil des musées ou à télécharger.

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Magazine SAISONS
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Quels changements le public va-t-il découvrir cette année à l’Orangerie ? 
Claire Bernardi : Outre des conditions d’accueil grandement améliorées, le public sortira désormais du musée par une passerelle, qui le conduira au cœur du jardin des Tuileries – et vers un kiosque-café installé à la belle saison –, prolongeant en douceur sa visite aux Nymphéas, entièrement dépoussiérés pour mieux révéler leurs couleurs. Les salles accueilleront aussi les samedis et dimanches les tout-petits de 0 à 3 ans, quand les 16-25 ans se verront proposer des visites thématiques et, un vendredi  par mois durant la nocturne, des ateliers de pratique artistique. Actuellement, une grande salle est également consacrée à Chaïm Soutine, dont le musée possède la collection de peintures la plus importante en Europe, le marchand et collectionneur Paul Guillaume ayant largement contribué à faire découvrir cet artiste singulier. Natures mortes expressionnistes, étonnants portraits et paysages, souvent du Sud de la France, révèlent ainsi les aspects les plus remarquables de son œuvre. 

Henri Rousseau fera aussi l’objet d’une grande  exposition au printemps 2026…
C. B. : Cet artiste est intimement lié à l’Orangerie, tant Paul Guillaume l’a défendu. Coproduite avec la Barnes Foundation, cette exposition va ainsi mettre en relation les œuvres issues de ces deux grandes collections, en plus de prêts exceptionnels de grands musées, et proposer une nouvelle lecture de son travail. Car au-delà de la peinture naïve à laquelle on le réduit souvent, cet avant-gardiste, à la formidable technicité, a su s’inscrire dans son temps.

Autre avant-gardiste, galeriste cette fois, Berthe Weill ouvre la saison…
C. B. : Toujours en écho à Paul Guillaume, l’Orangerie poursuit la découverte de ces passeurs d’art visionnaires, collectionneurs, galeristes ou marchands, qui ont su accompagner les artistes. Encore méconnue, Berthe Weill, qui ne manquait pas d’audace, a joué un rôle de pionnière. Car cette femme de caractère a été la première à vendre des œuvres de Picasso à Paris et à consacrer une monographie  à Modigliani, dont les nus féminins, présentés  en vitrine de sa galerie, ont scandalisé. Elle le raconte dans ses mémoires titrés, non sans goût de la provocation, Pan ! dans l’œil...  Coproduite avec le Grey Art Museum de New York et le musée des Beaux-Arts de Montréal, cette exposition réunira des grands noms, mais aussi des artistes femmes restées dans l’ombre, dont la peintre Émilie Charmy ou la sculptrice américaine Meta Vaux Warrick Fuller.

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Les cycles Danse dans les Nymphéas et L'Écho des Nymphéas sont à retrouver à partir d'octobre.

 

 

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