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Du privé au public
Domenica à la barre

 

Domenica à la barre

 

L’intérieur de Domenica et Jean Walter, rue du Cirque, années 1960.
Paris, musée de l’Orangerie

 

Légataire universelle de Paul, Domenica a reçu mission, par une lettre de celui-ci écrite quelques jours avant sa mort, de faire parvenir la collection au Louvre. Cependant, elle garde la capacité d’en vendre ce qu’elle voudra.
En 1941, elle se remarie avec l’architecte et homme d’affaires Jean Walter, qui va réaliser une fortune colossale dans une entreprise d’exploitation minière au Maroc et, à son tour, l’instituer son héritière. Elle peut désormais envisager sereinement l’avenir et modifier à son gré la collection héritée de Paul, se séparant d’œuvres qu’elle juge probablement trop audacieuses (ainsi, hélas, de la plupart des Picasso « nègres » et cubistes) et achetant en retour d’admirables tableaux de Cézanne et de Renoir. Elle installe ses trésors dans un appartement proche des Champs-Elysées, parmi un luxueux mobilier Louis XV et Louis XVI.

 

 

         La « une » de France-
         -Dimanche, 
         29 janvier 1959.

 

Mais Domenica n’oublie pas la volonté déclarée de Paul. Ses brillantes relations lui permettent de « sonder » l’Administration, et, après des pourparlers officieux, un accord s’ébauche au cours de l’année 1957.
C’est alors que surgit une « affaire » retentissante. Pour des raisons inconnues, Domenica, après la mort de Paul, a adopté un enfant, Jean-Pierre, dit « Paulo ». Or, au début de 1958, elle se trouve mise en cause dans une tentative présumée d’assassinat sur son fils adoptif. La justice ne conclut pas à sa culpabilité, mais beaucoup imaginent, sans la moindre preuve, qu’elle n’a cédé la collection à l’Etat qu’en échange de l’impunité.

 

Inauguration de la présentation provisoire de la collection Jean Walter – Paul guillaume à l’Orangerie par André Malraux, 1965.
Archives Pathé-Gaumont.

 

Faute de place à l’intérieur du Louvre, on se reporte sur l’Orangerie des Tuileries, qui lui est alors rattachée. Domenica adopte volontiers ce bâtiment prestigieux, dont les dimensions restreintes permettent de présenter la collection à l’exclusion de toute autre. Bien que Jean Walter ne soit pour rien dans sa formation, Domenica tient à rapprocher dans son intitulé le nom de ses deux époux. Achetée par l’Etat sous réserve d’usufruit avec la participation des Amis du Louvre, la collection n’intègre définitivement les murs de l’Orangerie qu’après la mort de Domenica (1977). Elle y est présentée depuis 1984.

 



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