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Une « success story »
« Novo Pilota »
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Du privé au public
Domenica à la barre

 

Une “success story”

 

Paul Guillaume dans sa galerie de la de Miromesnil (1914 ? ).
Paris, musée de l’Orangerie

 

Rien ne destinait Paul Guillaume (Paris, 1891 - Paris, 1934) à devenir l’un des grands marchands parisiens d’art moderne. Né en 1891 dans une famille modeste et peu ouverte aux arts, obligé de travailler jeune, il ne reçoit pas d’éducation poussée. Mais l’installation de la famille à quelques encablures de Montmartre détermine sans doute la vocation de l’adolescent, qui entre en contact avec la bohême d’avant-garde gravitant alors autour de la place Ravignan et du Bateau-Lavoir.
Employé dans un garage automobile, il découvre des sculptures africaines dans une cargaison de caoutchouc et les expose dans la vitrine. C’est ainsi qu’il aurait attiré dès 1911 l’attention de Guillaume Apollinaire. Cette rencontre avec le « pape » de la poésie moderne, au cœur de toutes les avant-gardes et lui-même très attentif aux arts « primitifs », est capitale pour Paul, qui contracte le virus de l’art moderne et entreprend d’en faire commerce.

 

 

Paul Guillaume dans son appartement-galerie
de l’avenue de Villiers, 1916.
Paris, musée de l’Orangerie

Après des débuts de simple courtier, il fait, grâce à son mentor et à un autre poète, Max Jacob, la connaissance de Picasso, Picabia, Chirico, Laurencin, Modigliani, entre autres. En février 1914, il ouvre au 6 rue de Miromesnil une petite galerie qui offre sa vitrine aux artistes défendus par Apollinaire. Sans tarder, il noue des relations d’affaires à l’étranger, notamment à New York avec Alfred Stieglitz et sa fameuse galerie « 291 ». La guerre le conduit à se replier dans un appartement de l’avenue de Villiers qui lui tient lieu de galerie, mais dès 1917, il ouvre une nouvelle galerie rue du Faubourg Saint-Honoré.

 

Domenica et Paul Guillaume, en compagnie d’Albert Sarraut, amateur d’art et important homme politique des années 1920 et 1930, plusieurs fois président du conseil.
Paris, musée de l’Orangerie

 


Avec la fin de la guerre, le commerce d’art parisien devient florissant. En février 1921, la galerie Paul Guillaume aménage dans un nouveau local de la très cossue rue La Boétie, au cœur du quartier des marchands « arrivés ». Epaulé depuis 1921 par sa ravissante et habile épouse, Domenica, Paul, tout en cultivant une clientèle très internationale, fraye désormais avec toutes les élites : les élites culturelles, bien sûr, dont il devient bientôt l’une des vedettes, mais également les élites politiques et mondaines, où il trouve à la fois des clients et d’utiles appuis.

 

 

 



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