Retour page d'accueil Musée de l’Orangerie - RMN

Déclin, regain…

 

L’Orangerie « rénovée » en 1960-1965. Façade nord, coté Tuileries, état en 1990.
Paris, musée de l’Orangerie.

 

Aux dépens des Nymphéas

Si l’espace alloué à la Collection Jean Walter et Paul Guillaume s’avère insuffisant et l’aménagement trop contraignant pour permettre de dégager la dynamique interne de la collection, que dire du traitement infligé aux Nymphéas, seuls survivants de l’état original ! Une semelle de béton les prive de la lumière vivante, le vestibule qui en formait le pronaos est détruit, l’accès de plain-pied est supprimé… Toute la restructuration de 1960-1965 s’est faite à leurs dépens, et, chose incroyable, sans soulever la moindre protestation !

 

 

Les peintures de Soutine présentées dans l’escalier monumental, 1990.
Paris, musée de l’Orangerie.

 

La fin d'un âge d’or

Jusqu’à la fin des années 1970, un brillant programme d’expositions continue à faire de l’Orangerie -en attendant l’entrée effective de la Collection Jean Walter et Paul Guillaume et le triomphe tardif des Nymphéas- un des hauts-lieux culturels de Paris. Puis la roue tourne. De nouvelles et puissantes institutions (galeries nationales du Grand Palais, Centre Pompidou, musée Picasso, musée d’Orsay…) occupent le devant de la scène et font paraître l’Orangerie bien désuète. De plus, l’entrée de la Collection Jean Walter et Paul Guillaume à la mort de Domenica immobilise la totalité de l’étage, ne permettant plus que de minuscules expositions. Mal aimée des pouvoirs publics, de plus en plus dégradée, l’Orangerie est-elle vouée à s’effacer ? Mais le public ne l’entend pas ainsi et ce petit musée sans espace et sans moyens passe en moins de quatorze ans (1984-1998) de quelque 200 000 à plus de 500 000 visiteurs annuels !

 

Musée de l'Orangerie, coupe perspective à l'intérieur de la salle des Nymphéas.
© Agence Brochet / Layus / Pueyo

 

Le renouveau

C’est dans ce contexte qu’une action persévérante parvient à convaincre l’Administration des atouts méconnus de l’Orangerie et qu’un projet de complète rénovation voit le jour. Il est fondé sur une juste appréciation de la spécificité des collections, du propos de leurs fondateurs et de leurs consonances avec le génie du lieu, comme des raisons de leur fréquentation inattendue et de leur potentiel en termes d’action culturelle. Les travaux (2000-2006) sont menés en étroite collaboration avec l’auteur du projet, Pierre Georgel, par l’architecte Olivier Brochet (de l’agence Brochet/Lajus/Pueyo) pour l'aménagement intérieur, et, pour l’extérieur, par l'architecte en chef des monuments historiques, Michel Goutal. Les Nymphéas retrouvent la lumière du jour et un environnement en accord avec leur sens, la Collection Jean Walter et Paul Guillaume affirme son identité historique et esthétique, l’architecture du Second Empire redevient lisible… et le public jouit enfin de conditions d’accueil dignes de sa fidélité et de sa ferveur.

 


 

 

 

 

 


 

© Musée de l’Orangerie - RMN

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