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De l’orangerie au musée

 

Projet du 15 mars 1852 pour l’Orangerie des Tuileries, par Firmin Bourgeois. Elévation des façades sud et ouest.
Paris, Archives nationales.

 

L’orangerie des Tuileries

Comme son nom l’indique, le musée de l’Orangerie est installé dans une ancienne orangerie, édifiée en 1852 par l’architecte Firmin Bourgeois et achevée par son successeur, Ludovico Visconti pour y abriter les orangers du jardin des Tuileries. Longue boite de pierre, vitrée au sud (côté Seine), aveugle au nord (côté jardin), l’édifice a reçu un décor sobre -comme il convient à un bâtiment utilitaire- mais conforme au répertoire architectural classique -pour l’accorder au voisinage de la place de la Concorde et du palais des Tuileries (aujourd’hui détruit).

 

 

L’Orangerie des Tuileries, vers 1900
© ND / Roger-Viollet

 

De l’orangerie au musée

Utilisé par la Troisième République comme dépôt de matériels, salle d’examens ou lieu d’hébergement pour soldats mobilisés, cadre polyvalent de manifestations sportives, musicales ou patriotiques, d’expositions industrielles, canines, horticoles, ainsi que de rares expositions de peinture, il est finalement attribué en 1921 à l’administration des Beaux-arts, qui compte en faire, comme de son voisin le Jeu de Paume, une annexe du musée du Luxembourg, prédécesseur de notre musée national d’Art moderne.

 

La seconde salle des Nymphéas à l’Orangerie, dans son état original, 1927
© Arch. Phot. coll. MAP(c)CMN, Paris

 

Les aménagements de Monet

C’est alors que, sur la pénétrante proposition de Georges Clemenceau, Claude Monet choisit d’y installer le grand ensemble mural des Nymphéas, auquel il travaille depuis 1914 et dont il a amorcé dès 1918 le don à la France. Les huit années qui s’étendent de ce geste fondateur à la mort du peintre (5 décembre 1926) et à l’ouverture du musée au public (17 mai 1927) sont vouées à des négociations parfois tendues avec les pouvoirs publics, où Clemenceau joue un rôle déterminant, et surtout à l’extension du projet initial. Monet infléchit profondément celui-ci en fonction du lieu, dont il règle lui-même l’aménagement intérieur. L’architecte qui le seconde, Camille Lefèvre, ne fait guère qu’appliquer ses directives, dans un style discrètement marqué par le goût « art déco » du moment.

 

Etat définitif de l’aménagement de l’Orangerie, par Camille Lefèvre. Plan et élévation de la façade sud.
Paris, Archives nationales.

 

Les autres aménagements

Le bâtiment ne compte alors qu’un seul niveau : les Nymphéas occupent la moitié est ; Lefèvre aménage l’autre moitié en galerie d’expositions. On accède à celles-ci, comme dans l’Orangerie d’aujourd’hui, par la façade monumentale du côté de la Concorde, mais les Nymphéas gardent un accès direct par leur vestibule propre, qui donne directement sur la terrasse du bord de l’eau.

 


 

© Musée de l’Orangerie - RMN

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