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Paul Cézanne

 

  

Dans le parc de Château Noir


Paul CÉZANNE (1839-1906)
1898-1900
Huile sur toile
H. 92 ; L. 273
RF 1960-15

Une nature profuse d'où l'homme est exclu envahit le paysage Dans le parc de Château-Noir. Un seul plan unifie le minéral et le végétal. Le panthéisme qui infuse l'oeuvre n'est pas éloigné de celui des Nymphéas que Monet commence à peindre à la même époque.
En 1895, la première exposition de l'oeuvre de Cézanne, encore inconnu du public, est organisée à Paris par un jeune marchand, Ambroise Vollard, qui lui achète la majeure partie de sa production. Les jeunes peintres, quant à eux, révèrent l'artiste, et c'est à Émile Bernard que Cézanne écrit en 1904 les phrases souvent citées : "Traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective, soit que chaque côté d'un objet, d'un plan, se dirige vers un point central. Les lignes parallèles à l'horizon donnent l'étendue, soit une section de la nature ou si vous aimez mieux, du spectacle que le Pater Omnipotens Aeterne Deus étale devant nos yeux. Les lignes perpendiculaires à cet horizon donnent la profondeur. Or, la nature, pour nous hommes, est plus en profondeur qu'en surface, d'où la nécessité d'introduire dans nos vibrations de la lumière, représentées par les rouges et les jaunes, une somme suffisante de bleutés, pour faire sentir l'air."

 

 

© Musée de l'Orangerie / RMN-Grand Palais

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