Le Lapin

Le Lapin

Soutine peint très tôt dans sa carrière des nature-mortes qu’il réalise grâce à des modèles et des objets qu’il aime agencer à son gré. Le peintre est également un grand admirateur de Chardin (1699-1779), qui était un remarquable peintre de natures-mortes et dont il a pu contempler les œuvres  au musée du Louvre. Il copie notamment son chef-d’œuvre, La Raie, peint vers 1725-1726. La toile du musée de l’Orangerie appartient à une série réalisée par Soutine et prenant comme sujet des lièvres ou des lapins pendus par la patte. Le lapin s’étale du haut vers le bas de la toile sur toute la hauteur de la toile. Contrairement aux poulets plumés qu’il a pu représenter, le lapin a gardé son pelage aux teintes délicates allant du brun au doré. A côté du lapin on trouve également une cruche rouge aux formes irrégulières pendue par son anse. Cette présence rappelle le goût de Soutine pour les taches de couleur rouges dans ses toiles comme le torchon du Petit Pâtissier ou encore les corolles de fleurs des Glaïeuls que l’on peut aussi admirer au musée de l’Orangerie.

Provenance : Paul Guillaume ; Domenica Walter