La Fabrique de chaises

La fabrique de chaises

Dans cette petite version, une plus grande place est laissée au paysage et notamment au ciel. Si les personnages devant la fabrique ne sont plus que des signes, le bâtiment semble être plus à l’échelle par rapport aux autres constructions.
Cette version paraît plus naturaliste et spontanée que la grande version qui est probablement celle qui a été exposée au Salon des Indépendants de 1897. A l’inverse de l’autre composition, les lignes des bâtiments sont plus souples et celles des berges et de la rue moins stylisées. On remarque l’absence des cheminées qui d’après les cartes postales de l’époque faisaient pourtant bien partie du paysage d’Alfortville. Elles laissent ici la place aux arbres sans doute pour faire entrer davantage la nature dans son tableau. La comparaison entre deux représentations d’un même site permet de voir à quel point Rousseau recomposait ses paysages.

Provenance : Paul Guillaume en 1931 ; Domenica Walter