Parcours croisés : musée de l'Orangerie / Jeu de Paume

À l’occasion de l’ouverture de leurs expositions d’automne, le musée de l'Orangerie et le Jeu de Paume s’associent pour proposer un nouveau rendez-vous sur trois samedis. Une façon de découvrir ces deux institutions emblématiques du jardin des Tuileries et les liens qui les unissent.

Des jumeaux dans le jardin des Tuileries : une histoire commune mais des destinées différentes
Les terrasses triangulaires de Le Nôtre constituent le socle en angle droit sur lequel se posent le bâtiment de l’Orangerie et celui du Jeu de Paume. À partir de 1909, le Jeu de Paume devient une galerie d’exposition d’œuvres d’art avant de devenir, en 1922, une annexe du Musée du Luxembourg destinée à la présentation des écoles étrangères contemporaines. La même année, côté Orangerie, la donation de l’ensemble monumental des Nymphéas de Claude Monet à L’Etat est formalisée et des travaux sont entrepris pour leur installation spécifique dans ce lieu.

Aujourd’hui, le Musée de l’Orangerie est un lieu exceptionnel pour la création artistique des premières décennies du XXe siècle et le Jeu de Paume un centre d’art de référence dédié aux pratiques de l’image aux XXe et XXIe siècles. Le dialogue se poursuit ainsi et se renouvelle entre les programmations de ces deux institutions et au travers des échanges entre peinture et photographie qui caractérisent les mutations esthétiques de l’art moderne.

La peinture américaine des années 1930 / Soulèvements, deux expositions en résonance
Marqués par le krach boursier de 1929 et surtout la crise économique sans précédent qui a suivi, les années 1930 constituent aux États-Unis une véritable période de contestation. Mouvements de grève, inquiétude et colère de la population, expressions artistiques contrastées : autant d’éléments présents dans les œuvres de la peinture américaine qui peuvent se prolonger dans l’exploration des "soulèvements" au Jeu de Paume. Les thèmes de fierté nationale, de foi en l’avenir ou de révolte face aux dérives d’une époque rongée par les inégalités et les discriminations, abordés dans La Peinture américaine des années 1930, font écho aux thématiques clefs de l’exposition Soulèvements : émotions collectives, évènements politiques, mouvements de foules en lutte. Dans les deux expositions, les artistes présentés témoignent d’un désir d’expression intense et inédit d’une réalité grave et anxiogène et d’espoir d’un avenir meilleur.

Pour approfondir et élargir l’exposition Soulèvements, un site web réunit un parcours en images, de nombreuses ressources éducatives et culturelles ainsi qu’une cartographie des soulèvements, fruit d’une carte blanche à plus de vingt institutions partenaires. Avec La peinture américaine des années 1930, le Musée de l’Orangerie propose sa vision des soulèvements sur ce site.