L'ensemble de l'Orangerie

Selon la conception proposée par Claude Monet lui-même, les huit compositions sont réparties en deux salles ovales qui se suivent. Ces salles bénéficient d’une lumière naturelle depuis le toit vitré et sont disposées d’ouest en est, selon la course du soleil et un des axes de circulation de Paris, le long de la Seine. Les deux ovales évoquent le signe de l’infini tandis que les peintures déroulent le cycle de la lumière d’une journée.

Monet multiplia considérablement les dimensions de son projet initial, entamé avant 1914. Le peintre souhaitait que le visiteur puisse s’immerger totalement dans la peinture et oublier le monde extérieur. La fin de la Première Guerre mondiale en 1918 le confirma dans sa volonté d’offrir de la beauté aux âmes meurtries.

La première salle rassemble quatre compositions montrant les reflets du ciel et de la végétation dans l’eau, du matin au soir, tandis que la seconde salle regroupe des peintures à l’effet contrasté par les branches des saules bordant l’eau.

 






Les Nymphéas : Le Matin aux saules




Paris, musée de l'Orangerie © RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie) / Michel Urtado