L’acquisition de la collection Jean Walter et Paul Guillaume

C’est l’acquisition par l’État de la collection Jean Walter et Paul Guillaume, en 1959 et 1963, sous réserve d’usufruit, qui donne son aspect définitif au musée de l’Orangerie. En effet, Domenica Walter (1898-1977), veuve du marchand Paul Guillaume (1891-1934) puis de l’architecte et industriel Jean Walter (1883-1957), concrétise le souhait de son premier mari de créer "le premier musée d’art français moderne" accessible au public. L’État propose d’exposer la collection à l’Orangerie.

Une deuxième campagne de travaux est menée par l’architecte Olivier Lahalle de 1960 à 1965. Les galeries d’expositions sont supprimées et le bâtiment est doté de deux niveaux superposés sur toute sa longueur. Un escalier monumental doté d’une rampe dessinée par Raymond Subes (1893-1970) remplace le vestibule d’accès aux Nymphéas. Il mène à une suite de salons voulus par Domenica pour l’accrochage des 146 tableaux. Une présentation publique de la collection a lieu en 1966, inaugurée par le ministre de la Culture André Malraux. Domenica garde les tableaux jusqu’à sa mort en 1977.

Une troisième campagne de travaux a lieu de 1978 à 1984 pour consolider le bâtiment, rafraîchir les salles et accueillir définitivement l’ensemble de la collection, baptisée "collection Jean Walter et Paul Guillaume" selon les vœux de Domenica. L’Orangerie devient un musée national indépendant, séparé de la tutelle du Louvre et du Jeu de Paume, dont les collections impressionnistes sont destinées au futur musée d’Orsay.