2000-2006 : un nouveau musée

La dernière transformation de l’Orangerie a lieu de 2000 à 2006 sous l’égide de l’architecte Olivier Brochet, agence Brochet/Layus/Pueyo et de Pierre Georgel, alors directeur du musée. Les salles construites sur deux niveaux sont supprimées et la lumière naturelle est rétablie dans les Nymphéas. Des espaces sont creusés au sous-sol, au nord du bâtiment, afin d’y installer la collection Jean Walter et Paul Guillaume. Des espaces d’exposition temporaire, un auditorium, une salle pédagogique et une librairie sont également créés. Les travaux sont retardés et modifiés par la découverte des vestiges de l’enceinte "des fossés jaunes" érigés à partir de 1566 pour protéger le palais des Tuileries.

Le musée rouvre le 17 mai 2006 et développe à nouveau une ambitieuse politique d’expositions. Il est rattaché depuis le mois de mai 2010 au musée d’Orsay au sein de l’Établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.

Le bâtiment est actuellement entouré de plusieurs sculptures. Le long de la façade nord se succèdent une œuvre de 1986 d’Alain Kirili, né en 1946, Grand Commandement blanc, et trois fontes en bronze d’Auguste Rodin (1840-1917) : Eve (1881, fonte vers 1889), Méditation avec bras (1881, fonte vers 1905) et L’Ombre (1881, fonte vers 1904). Devant l’entrée du musée se trouve également une fonte du Baiser de Rodin. Lorsqu’on veut accéder au bâtiment depuis le côté opposé à l’entrée sont visibles Reclining Nude, fonte de 1951, d’Henry Moore (1898-1986) au pied de l’escalier puis un moulage d’après Le Lion au serpent d’Antoine-Louis Barye (1796-1875) sur la terrasse du bord de l’eau.